Indécence manifeste (3.7 / 5)

Couverture du livre « Indécence manifeste » de David Lagercrantz aux éditions Actes Sud

Auteur : David Lagercrantz

Éditions : Actes Sud

Pages : 381 pages

Quatrième de couverture : 

Angleterre, 1954. La paranoïa engendrée par la guerre froide se généralise, en Europe comme ailleurs. Deux employés du bureau des affaires, Burgess et Maclean, ont été démasqués comme étant des espions soviétiques et aux États-Unis la chasse aux sorcières de Joseph McCarthy contre les communistes et les homosexuels bat son plein. Un matin pluvieux de juin, le corps sans vie du mathématicien Alan Turing est découvert à son domicile de Winslow. À côté de lui, sur la table de chevet, une pomme croquée imbibée de cyanure. L’homme à été condamné à la castration chimique pour son homosexualité quelques années plus tôt, et l’explication d’un suicide semble convenir à tout le monde. Mais l’inspecteur Leonard Corell, en charge de l’enquête, s’intéresse de plus près au passé du mathématicien. Pourquoi Turing avait-il été surveillé durant des semaines avant sa mort? Et pourquoi les services secrets cherchent-ils à cacher à tout prix le rôle mystérieux qu’il a joué durant la Seconde Guerre mondiale?

Thriller hybride entêtant, enquête vertigineuse où la police cherche à décrypter la vie d’un homme passé maître dans l’art du codage, Indécence manifeste brasse déjà des thèmes chers à David Lagercrantz, tels que la marginalité, les mathématiques comme possible grille de lecture et de cryptage du monde, et les divers visages de l’espionnage, sur lesquels l’auteur de Millénium 4 viens récemment d’offrir une nouvelle et passionnante variation.

Mon avis :

Au départ, j’ai choisi ce livre parce que je pensais que c’était uniquement un roman historique, mais finalement le résumé avait raison et l’auteur s’est évertué à décrypter la vie d’Alan Turing. Dans ce roman, on est amené à suivre Leonard Corell, un homme provenant de bonne famille mais qui a à travers son apparente timidité et les embûches que la vie a mis sur sa route, décidé de devenir inspecteur de police. À travers ses enquêtes afin de découvrir les raisons qui ont amené Turing à se suicider, on en apprend à la fois sur la société britannique de l’après Deuxième Guerre mondiale, les différents moyens mis en place pour cacher la vérité à la population au sujet des recherches secrètes du gouvernement britannique, mais aussi sur la façon de penser très mathématique de Turing. Étonnamment, à travers toutes les théorèmes et paradoxes présentées dans le livre, il y en a une qui m’a amusé : le paradoxe du menteur. Celle-ci est simple, on peut conclure deux interprétation d’une phrase, d’où l’ambiguïté à propos du mensonge. Par exemple, si je dis : Je mens.  Il est vrai que je mens, mais il est aussi faux! Pensez-y! 🙂

Bref, si vous recherchiez un petit roman «sweet» pour relaxer, passez votre tour sur celui-ci. Mais cela reste quand même un roman à découvrir si le sujet vous intéresse et que vous avez du temps pour passer en travers de ses 381 pages bien remplies, mettons que vous allez en avoir pour votre argent.

Note : 3.7 / 5

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