mépapasonlà

Auteur : Alain Pierre Boivert

Édition : Éditions David

Pages : 221 pages

Quatrième de couverture : 

-Peux-tu me décrire, mon hibou, ce que tu avais dessiné dans ta classe? poursuit Ricky, encore un peu secoué par le tintouin amplifié de notre crocodile.

-Une grande plage avec des jeux et la mer et le soleil et des châteaux de sable et des ballons et des parasols et des coquillages et des écrevisses et des bateaux à voile… retrace-t-il avec la main droite pour bien rapporter la position de chaque élément sur une feuille imaginaire.

-Est-ce qu’il y avait aussi des gens sur ton dessin?

-Oui. Moi, les Cormier, et vous deux sur vos chaises longues. J’avais écrit…

-Il commence à mugir de plus belle avant de compléter sa phrase. Il court dans son sac chercher le dessin et reviens, toujours en larmes.

-C’est alors que l’on comprend mieux l’infâme outrage de la pauvre Madame Lucie… Elle a daigné biffer en rouge «mépapasonlà» pour écrire en dessous : «Mes papas sont là.»… à même l’oeuvre d’art! La pauvre enseignante se voit ainsi vouée à l’enfer pour l’éternité.

(À l’intérieur) Chroniques rurales d’une famille acadienne heureuse. Très heureuse. Et de ces tristes hasards qui viennent éprouver son bonheur.

Mon avis : 

Un roman tout à fait rafraîchissant et innovateur, je sais pas si ça convient parfaitement comme description, mais c’est ça qui me viens en tête pour le décrire. On est amenés à suivre un couple homosexuel (je le précise, mais me semble qu’on devrait pas, un couple est un couple point à la ligne), Mathusalem et Ricky, qui adopte le petit Jacob qu’ils surnomment affectueusement «mon petit hibou». Ce dernier les surnomme papa d’amour et papa d’eau fraîche, sweet hein! 🙂

L’histoire commence fort avec l’arrivée de la police et des services sociaux au domicile familial parce qu’une madame, qui les a vu faire l’épicerie, est indignée qu’un petit garçon soit élevé par deux hommes… (là, on a pas le choix d’être outrés) suivent ensuite les démêlés judiciaires pour prouver qu’ils ont soin de leur fils et qu’ils veillent à son éducation, tout ceci entrecoupés de flashback sur leur vie.

J’ai tout adoré ce roman, que ce soit le langage coloré de Ricky, la complicité entre les membres de la famille, et ce, autant lors de leurs bon moments que lors de leurs disputes au sujet de l’éducation de leur fils. Ce qu’il faut retenir, c’est le soutien que ces parents offrent inconditionnellement à leur enfant. Inspirant!

Convient à tout type de personne, il ne laissera personne indifférent, parole de Georgette! 🙂

À lire!

Note : 4.7 / 5

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