Les hautes montagnes du Portugal

Auteur : Yann Martel

Éditions : XYZ éditeur

Pages: 344 pages

Quatrième de couverture : 

Découpé en trois récits, Les Hautes Montagnes du Portugal entraîne le lecteur dans un fascinant voyage. D’abord en 1904 alors qu’un jeune homme, Tomás, découvre au Musée national d’art ancien de Lisbonne un journal datant du XVIIe siècle. À l’intérieur, le père Ulisses Manuel Rosario Pinto décrit un artefact insolite, extraordinaire et saisissant qui pourrait bouleverser la chrétienté. Tomás décide dès lors de partir en automobile, à ses risques et périls dans les Hautes Montagnes du Portugal, à la recherche de l’objet convoité.

Trente-cinq ans plus tard, un pathologiste portugais, Eusebio Lozora, un fervent admirateur d’Agatha Christie, se trouve confronté à une demande d’autopsie aussi mystérieuse que troublante, en lien avec la quête de Tomás.

Enfin, cinquante ans plus tard, le sénateur canadien Peter Tovy, en deuil de son épouse bien-aimée, décide de sauver un chimpanzé d’un institut de recherche d’Oklahoma City pour l’emmener vivre avec lui dans son village ancestral au nord du Portugal, Tuizelo, là où les trois récits vont finalement converger.

Mon avis :

Dans la première section du roman, nous sommes amenés à suivre Tomàs, jeune homme de bonne famille ayant perdu la femme qu’il aime et son fils suite à une maladie. Depuis cette tragédie, il marche de reculons. Un jour, alors qu’il effectue des travaux de conservation, il découvre par hasard un journal écrit par le père Ulisses. Celui-ci était en mission d’évangélisation à Sao Tomé, une île d’Afrique où convoyait souvent les négriers (ceux qui vendent des esclaves) avant leur départ pour le Brésil. Dans son journal, le père Ulisses parle à propos de son expérience sur l’île, mais aussi d’un cadeau (trésor) qu’il a légué pour l’Église. Tomàs se met en tête de découvrir ce trésor et il emprunte une automobile de son oncle afin de partir vers les Hautes Montagnes du Portugal… (Il faut préciser que les automobiles venaient tout juste de faire leur apparition dans le décor Portugais et que très peu de gens en possédaient, imaginez les réactions qu’ont les gens en le voyant passer dans leurs rues.) Suivent alors les péripéties de Tomàs afin de découvrir les fonctions de cette fameuse automobile qui est, soit dit en passant, manuelle. Oh que de rires que en lisant ces fameux passages, ça m’a rappelé mes propres expériences lorsque j’ai tenté d’apprendre à conduire manuelle, sans succès faut dire!

Dans la deuxième section, qui se déroule des années plus tard, apprend à connaître le pathologiste Eusebio Lozora. Ce dernier fait de longues heures supplémentaires lorsqu’il reçoit la visite de son épouse Maria. Suit alors un long monologue de Maria à propos de l’Église et fait même des liens avec les romans d’Agatha Cristie… Bref, cette section est un peu longue à lire, mais reste intéressante pour ceux qui aiment bien réfléchir. Peu de temps après que sa femme quitte son bureau, le laissant à son travail, il reçoit la visite d’une autre Maria. Celle-ci est d’un âge avancé et traîne une lourde valise avec elle… la suite, avec ce qu’elle nous apprend, fait un lien avec la première partie du roman, mais il faut être attentif pour le comprendre. En tout cas, moi je ne comprenais pas le lien, ça m’a juste cliqué une fois couchée (j’suis une Einstein de l’oreiller).

On suit Peter Tovy, politicien canadien, né au Portugal mais n’en a aucun souvenir et ne parle pas la langue de son pays natal. Ce dernier entre dans une errance suite à la mort de son épouse. Lors d’une mission diplomatique en Oklahoma, il visite un centre de recherche sur les primates et connecte avec un Chimpanzé du nom d’Odo. Il décide alors d’acheter Odo pour lui rendre sa liberté et de partir vivre au Portugal avec le grand singe. En compagnie d’Odo, il apprend à délaisser les convenances humaines pour retourner au ‘naturel’. Il prend maintenant le temps de vivre pleinement chaque moments.

Autant les trois histoires semblent ne pas avoir de liens entre-eux à première vue, autant ils sont inter-reliés. Même si on des indices tout au long, on en prend pleinement conscience qu’à la toute fin.

En gros, ce roman nous entraîne dans une exploration de questions existentielles. Personnellement, j’ai appris et réalisé bien des choses à propos de sujet dont je ne réalisais pas l’existence. À lire si vous aimez philosopher une fois de temps en temps!

Note : 3.2 / 5

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