Les filles de l’Allemand

Auteure : Annie-Claude Thériault

Édition : Éditions Marchand de feuilles

352 pages

Quatrième de couverture :

Rose est née dans les concessions, un pays de buttes et d’épinettes, d’ours noirs et de cerfs. Lorsque son père, un Allemand au passé nébuleux plus près de la bête que de l’homme vend Marguerite, sa soeur jumelle, la petite Rose en sera à jamais meurtrie.

Alors que Marguerite se retrouvera à travailler dans un abattoir parisien, Rose, elle, tentera de refaire sa vie sur une ferme entre confitures et amours tourmentées. Elle s’installera avec son mari Louis Hébert, leurs enfants et leurs petites-filles près des bleuetières. Elle tentera maladivement d’oublier les longues mains effilées de son père, ses yeux verts comme un lac clair et l’humidité du sous-sol en terre battue de la maison de son enfance. Chez Rose Hébert, on chauffe un gros Bélanger rose saumon, on mange des biscuits à la farine d’avoine et on s’occupe des enfants comme de petits poussins que l’on couve.

L’histoire des filles de l’Allemand traverse les forêts et l’océan, se déroule entre les vaches au ventre gonflés et les oies égarées, entre un Berlin au New Hampshire et les sous-marins allemands. C’est plus que la transmission, c’est la force gravitationnelle de l’hérédité qui pèse sur les générations.

Dans ce 20e siècle marqué par les guerres où les champs sont encore minés, les familles sont décimées ; les granges brûlent; les cochons entrent dans les églises. Les humains, telles des marionnettes, ne semblent pas choisir leur destin.

Mon avis :

Ce roman raconte l’histoire d’un espion allemand qui vit au Nouveau-Brunswick, dans le coin de Miramichi. Il va épouser une jeune fille de la région, et de cette union va naître cinq enfants, dont les jumelles Rose et Marguerite. Ces deux jeunes filles sont inséparables, jusqu’au jour où le père vend Marguerite à un cirque ambulant. Cette séparation va marquer et régir la vie de sa soeur Rose et de ses descendants. Comme quoi le passé familial peut parfois laisser de profondes cicatrices, mais de cette épreuve peut aussi naître de la lumière.

Tous les personnages du roman vont se croiser, que ce soit au N-B, aux États-Unis ou en France, et vont interagir entre-eux, des fois sans le savoir. Même que des fois, les coïncidences étaient pas mal trop fortes, mais pourtant je les ai acceptés pareil parce que ça m’arrangeait.

Sérieusement, je ne sais pas trop si je l’ai aimé ou pas. D’un côté, sa lecture coulait comme de l’eau de roche et on est facilement entraînés dans le récit de cette famille. Mais d’un autre côté, je m’attendais à découvrir de l’Histoire et même quand j’y pense très fort, je n’ai pas l’impression d’avoir appris quelque chose. Mais ça a quand même resté un bon divertissement et je suis certaine que beaucoup vont l’apprécier.

En passant, l’histoire de l’espion allemand au Canada, c’est inspiré d’un fait réel, l’auteure a même utilisé son vrai nom.

Note : 4 / 5

 

p.s. mémére m’a dit qu’elle ne l’a vraiment pas aimé (on respecte la critique de l’aînée s.v.p.) hahaha 🙂

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