Le jeu de l’ange

Auteur : Carlos Ruiz Zafon

Éditeur : Éditions de Noyelles

Pages : 537 pages

Quatrième de couverture : 

Dans la turbulente Barcelone des années 1920, David, un jeune écrivain hanté par un amour impossible, reçoit l’offre inespérée d’un mystérieux éditeur: écrire un livre comme il n’en a jamais existé, « une histoire pour laquelle les hommes seraient capables de vivre et de mourir, de tuer et d’être tués », en échange d’une fortune et, peut-être, beaucoup plus.

Mais du jour où il accepte ce contrat, une étrange mécanique de destruction se met en place autour de lui, menaçant les êtres qu’il aime le plus au monde. En moyennant son talent d’écrivain, David aurait-il vendu son âme au diable?

Pour reprendre sa liberté et sauver la femme qu’il aime David puise ses forces dans la Barcelone envoûtante du Cimetière des livres oubliés, où se côtoient des êtres abandonnés de l’humanité mais aussi des personnages attachants, uniques, puissants, à l’image de ceux qui ont fait de l’Ombre du vent un immense succès international.

Mon avis :

Une longue histoire qui prend de nombreux détours, tellement qu’on désespère d’un jour voir la fin, mais pourtant quelque chose dans l’intrigue nous empêche de balancer le livre. C’est peut-être le côté philosophe qui nous retient. En effet, à travers les pages, on semble prendre conscience du sens de la vie, ou en tout cas, nous y fait réfléchir. Toutefois, il y a aussi toute l’aura mystérieuse (voire sombre) qui englobe la vie de David, le personnage principal. On tente d’y démêler le vrai du faux dans toutes ses relations. Puisqu’on parle de ses relations, il en a quand même un peu. On peut y noter tout d’abord son mentor, Don Pedro, auquel il se sens redevable parce que ce dernier lui a procurés des chances inestimables dans sa carrière. Son amour impossible auquel il va s’accrocher, Cristina. Le vieux Sampere, libraire de profession, qui va lui transmettre sa passion pour les mots. Son obscur patron, Andreas Corelli, qui va lui commander un roman pour le moins étrange. Sans oublier Isabella qui s’est imposée à David comme sa secrétaire et dont j’ai adoré les conversations.

Si on parle un peu plus de la trame narrative, David n’est encore un jeune homme lorsqu’il voit donc son père mourir sous ses yeux. Les deux étaient très différents, le père est revenu tourmenté de la guerre, tandis que le jeune David adore les livres, dont les « Grandes espérances » de Dickens et est amoureux depuis toujours de Cristina, la fille du chauffeur d’un ami à qui il doit beaucoup, Don Pedro. Il vieillit et pour survivre, travaille dans un journal miteux et doté d’un réel talent d’écrivain. Il écrit rapidement une série de romans policiers très populaires mais qui sont loin de ce qu’il voudrait vraiment écrire. Il est payé un salaire de misère, habite dans une grande maison lugubre mais est exploité par deux éditeurs peu scrupuleux et souffre de violents maux de têtes depuis plusieurs mois dû à son écriture intensive. Apparaît alors un éditeur, Corelli, qui lui propose d’écrire un livre pour lui, pour une somme mirobolante. À partir de ce moment s’enchaîneront des événements auxquels David ne comprend rien mais qu’il semble déterminé à comprendre. La suite du livre constitue en cette quête de la vérité.

En bref, je n’ai pas détesté ma lecture, mais ce n’est sûrement pas un coup de coeur.

Note : 3.5 / 5

 

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