Le chant des nuits heureuses

Le chant des nuits heureuses

Auteure : Monique Roy

Éditeur : Prise de parole

Pages : 242 pages

Quatrième de couverture : 

«Une légère brise montait de la baie. J’ai pénétré à l’intérieur de la grande pièce qui s’ouvre sur la mer puis, m’accoudant à ma table de travail, j’ai donné libre cours à mon inquiétude. Quelque chose n’allait pas avec Maryse. C’était dans son regard, comme un éclair fugitif qui s’apparentait à la peur. Et cette façon qu’elle avait de détourner les yeux, comme si elle voulait garder son mal pour elle seule.»

Arrivée pour l’été à son chalet qui surplombe la magnifique baie des Chaleurs, Caro constate que sa soeur Maryse y est. La surprise n’est pas charmante. Elles ne se sont pas revues depuis dix ans, après que Maryse s’est enfuie avec Bobby, l’amant de sa soeur. Revient-elle maintenant lui refaire le coup avec son nouvel ami Alain ?

Entre elles, les vieilles animosités restent vives. Caro retrouve en Maryse la favorite de leur mère, la char meuse narcissique, l’adepte des remarques insinuantes et troublantes. Mais Maryse couve une angoisse nouvelle. Au fil des jours, son comportement devient inquiétant. Maryse semble porter un secret avec lequel elle ne peut pas vivre. Que s’est-il passé au juste avec Bobby ?

Le chant des nuits heureuses explore avec perspicacité la complexité d’une relation familiale troublée, tout en montrant la voie par laquelle Caro sait assurer le triomphe de l’amour sur la névrose.

Mon avis : 

Toute une surprise attend Caro à son arrivée au chalet, sa soeur s’est invitée et installée. Une soeur qu’elle n’avait pas vue depuis 10 ans. Sa présence va apporter une atmosphère trouble, voire empoisonnée. Il faut dire que les deux soeurs ont un passé assez chaotique, Maryse ayant toujours eu le dessus sur sa soeur pendant leur enfance. Ajoutons à cela la trahison d’être partie en douce avec le copain de sa soeur, on s’entend que c’est un peu normal que Caro lui en veuille toujours. Au fil des jours, on en apprend un peu plus sur les raisons de la présence de Maryse près de sa soeur. Cette dernière est hésitante à lui porter secours, elle a peur d’être encore la perdante dans l’histoire comme dans leur passé.

Le portrait de Maryse est tout de suite négatif, on lui donne une personnalité narcissique. D’un autre côté, Caro est décrite comme quelqu’un de parfait, ce qui est peu accrocheur à mon avis. On a le droit à de la petite psychologie avec la présence d’Alain. On sent la fin venir, un peu comme si tout était deviné à l’avance, mais pourtant, on veut quand même savoir ce qui s’en vient, un peu comme une tragédie que l’on ne peut éviter.

Note : 4 / 5

 

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