Le vent en parle encore

Le Vent en parle encore par Jean

Auteur : Michel Jean

Éditeur : Les Éditions Libre Expression

Pages : 240 pages

Quatrième de couverture : 

À quatorze ans, Virginie, Marie et Thomas sont arrachés à leurs familles sur ordre du gouvernement canadien. Avec les autres jeunes du village, ils sont envoyés, par avion, dans un pensionnat perdu sur une île à près de mille kilomètres de chez eux pour y être éduqués. On leur coupe les cheveux, on les lave et on leur donne un uniforme. Il leur est interdit de parler leur langue. Leur nom n’existe plus, ils sont désormais un numéro.

Soixante-dix ans plus tard, l’avocate Audrey Duval cherche à comprendre ce qui s’est passé à Fort George, l’île maudite balayée par l’impitoyable vent du large, et ce qu’il est advenu des trois jeunes disparus mystérieusement, sans laisser de trace.

Une histoire où l’amour et l’amitié offrent parfois les seuls remparts contre les  agressions et la violence.

Mon avis : 

Comme j’ai déjà enseigné ce sujet là auparavant, je n’ai pas été autant choquée que si je n’avais eu aucune notions sur le sujet. Ça reste que c’est un sujet très choquant, une tache dans l’histoire du Canada. Bien que le gouvernement à officiellement présenté ses excuses, ça n’effacera jamais ce qu’il ont vécu.

Du jour au lendemain, les jeunes de la réserve sont envoyés au pensionnat catholique de Fort George, situé une petite île de la baie James balayée par le vent du largeSi on regarde la carte fournie dans le livre, c’est très très loin de leur territoire. On va plus particulièrement suivre Virgine, Marie et Thomas, des jeunes innus de 14-15 ans. Dès leur arrivée, ils vont subir des privations, devront arrêter de parler leur langue pour ne parler que le français, se faire attribuer un numéro qui deviendra leur identité, se faire couper le cheveux et recevoir un uniforme. Ce n’est pas le pire, en plus d’être battus, ils seront violés, en particulier par un prêtre sadique, sans que personne n’intervient. Comment ces être censés représenter Dieu peuvent laisser faire de telles abominations?

D’un autre côté, nous suivons Audrey Duval, une avocate montréalaise qui tente de retrouver les anciens du pensionnat de Fort George puisque ces derniers ont droit à un indemnisation monétaire de la part du gouvernement du Canada. Les derniers sur sa liste sont justement nos trois jeunes que l’on suit dans le passé. Ils ne figurent pas dans les répertoires nationaux et sont introuvable, sauf pour Marie qui habite dans un petit village, près du Labrador. Marie est soule sur matin au soir, mais Audrey parviendra tout de même à lui faire raconter son histoire et celle de son amie Virginie.

La fin du roman nous renvoie au début.

« Plusieurs membres de ma famille ont fréquenté le pensionnat de Fort George. Ce livre leur est dédié ». Voici ce qu’a écrit l’auteur au début de son roman. Toutefois, celui-ci n’est pas une biographie, ni un ouvrage de référence pleine de statistiques. Au contraire, à travers Virginie, Marie et Thomas cette partie de l’histoire est quand même traitée en douceur. On apprend l’information bribe par bribe à travers des allers-retours entre le présent et le passé. Pour quelqu’un qui n’avait jamais entendu parler du sujet, je dirais que ce roman est une bonne introduction pour éveiller leur conscience. Ce qui est certain, c’est que personne ne peut rester de marbre devant les mauvais traitements, autant physique que psychologique, que ces jeunes ont eu à subir. Et tout cela, parce que le gouvernement voulait éduquer les «sauvages»  »comme les blancs’ ou comme les gens civilisés ».

 

Note : 5 / 5

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