Sherlock, Lupin et moi. Tome 1 – Le mystère de la dame en noir

Sherlock, Lupin et moi, tome 1 : Le mystère de la dame en noir par AdlerAuteur : Irène Adler

Éditeur : Albin Michel Jeunesse

286 pages

Quatrième de couverture : 

Eté 1870, Sherlock Holmes, Arsène Lupin et Irene Adler font connaissance à Saint-Malo. Les trois amis espèrent profiter de leurs vacances en bord de mer, mais le destin en a décidé autrement. Un corps s’est échoué sur une plage voisine et les trois camarades se retrouvent au beau milieu d’une enquête criminelle. Un collier de diamants a disparu, le mort semble avoir deux identités et une sombre silhouette rôde, la nuit, sur les toits de la ville.
Trois détectives ne seront pas de trop pour résoudre l’énigme de Saint-Malo !

Mon avis : 

Irène Adler, qui narre l’histoire une fois adulte, passe ses vacances d’été à Saint-Malo où elle fait rapidement la connaissance des jeunes Sherlock Holmes et Arsène Lupin. Une amitié est née. Il font rapidement face à un mystère, mais même si ce mystère est bien détaillé, on n’a pas le droit à des indices pour nous mettre sur la piste. Probablement que si les auteurs auraient détaillé l’enquête, il aurait perdu son titre de roman jeunesse.

On a tout de même le plaisir de découvrir la personnalité qu’aurait pu avoir ces personnages de la littérature quand ils étaient jeunes. Sherlock est déjà un fin observateur et sait déjà boxer. Lupin, agile comme son père, n’a pas encore commencé ses vols. Finalement, Irène ne laisse personne lui dicter ses actes et a déjà acquis son attitude indépendante.

Bref, une petite lecture facile et entraînante. Parfait pour initier les ados à ces grands personnages.

Note : 4 / 5

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Le sourire de Leticia

Le sourire de Leticia par MilitariAuteur : Manu Militari

Éditeur : Stanké

182 pages

Quatrième de couverture : 

« J’ai vu par hasard son nom sur une carte ; elle me plaisait déjà. Entourée de guérilleros et de narcotrafiquants, plongée au cœur de l’Amazonie, aux frontières du Brésil, du Pérou et de la Colombie, moitié ville moitié village, j’ai eu envie de mettre un visage sur son nom : Leticia. »

Dans ce récit de voyage multisensoriel, sur les traces de Manu Militari, on découvre la Colombie à travers ses sons, ses odeurs, ses couleurs, sa chaleur. On peut presque sentir les piqûres des insectes…

On rencontre Rick, Milena, Camilo, Tournesol Magique, mais aussi les autres, ceux qu’on croise au bord de la route, l’instant d’un regard, et que Manu sort de l’ombre
en braquant la lumière sur eux, le temps de nous montrer leur grandeur ou leur déchéance.

Mon avis : 

Leticia, c’est une ville de Colombie où l’auteur a séjourné pendant quelques semaines. Il nous raconte ses rencontres et ses déplacements, toujours avec une cigarette à la bouche. Bien qu’il y séjourne quelques temps, on a l’impression qu’il n’a pas tellement fréquenté la population locale puisqu’elle est peu présente dans le récit. Leticia comme telle est peu présente aussi, à part le fait que ce soit chaud et qu’il y a des moustiques en grande quantité, on en apprend peu. D’ailleurs, il est où sont sourire? Par contre, j’ai bien aimé la façon dont il les présente, faisant toujours un lien avec quelque chose de connu.

En bref, c’était une lecture facile, mais pas vraiment passionnante. Les amateurs de récits de voyage devraient aimer.

Note : 3 / 5

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Jack Wolfgang. 1. L’entrée du loup

Jack Wolfgang, tome 1 : L'entrée du Loup par DesbergScénario : Stephen Desberg

Dessin : Henri Reculé

Éditeur : Le Lombard

64 pages

Résumé éditeur : 

Depuis le moyen âge, les hommes et les animaux ont appris à se parler. Et depuis l’invention du super méga tofu, les herbivores et les carnivores ont appris à ne plus se manger. Jack Wolfgang, célèbre critique gastronomique, et par ailleurs un des meilleurs espions de la CIA, parcourt un monde dangereux, où la paix est aussi fragile que ses talents de loup sont redoutables.

Mon avis : 

Jack Wolfgang est un agent de la CIA qui se cache sous les traits d’un critique culinaire de renommée mondiale. Dès les premières pages, il est mêlé à une affaire qui prendra une envergure mondiale. Au menu, une histoire de poudre qui relève le goût du tofu, mais dont la provenance est louche.

J’ai aimé les jeux de mots animaliers et gastronomiques qui étaient judicieusement choisi. On retrouve aussi une touche agent secret 007 avec Jack Wolfgang dans le rôle de l’agent séducteur, ainsi qu’une ‘Bond Girl’ autant espiègle qu’utile. La cerise sur le sundae, le méchant balafré qu’on aime détester le temps d’un tome.

Sinon, l’histoire est pas mal sympa, mais il manque de la profondeur pour que ça ait l’air d’une bd bien aboutie. Il y aurait eu matière à une bd en deux tomes, mais c’est comme si qu’ils ont choisi de passer par dessus les détails et de résoudre l’enquête rapidement. Au moins, les dessins comblent un peu le vide scénaristique. Le mélange entre les humains et les animaux est parfait.

Bref, une lecture facile et distrayante qui pose les bases pour les tomes à venir. C’est évident que je vais lire la suite.

Note : 4 / 5

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Le Tsar de Peshawar

Le Tsar de PeshawarAuteur : Mario Bolduc

Éditeur : Libre Expression

380 pages

Quatrième de couverture : 

Saint-Pétersbourg, novembre 2006. À l’hôtel Volkova, sous les yeux de sa fille, Nadia, l’importateur Richard Rocheleau est honoré pour l’ensemble de sa carrière. Mais cette gloire tardive cache un passé trouble. Installé à la frontière de l’Afghanistan dans les années 1980, le « tsar de Peshawar » s’est retrouvé au cœur de la guerre menée par les moudjahidines contre l’envahisseur soviétique. Des fantômes de cette époque violente n’ont jamais cessé de le hanter, comme le découvrira bientôt Nadia, ce qui ravivera, pour elle aussi, de douloureux souvenirs…

Mon avis : 

Un livre parfait pour une passionnée en histoire comme moi! On est happé dans un chassé-croisé entre le passé au Moyen Orient, l’installation à Montréal et le présent dans un voyage à Saint-Saint-Pétersbourg.

Dans la première partie, alors que Richard et sa petite famille déménage à Peshawar afin de mettre la main sur les luxueux tapis d’Orient, la région est troublé par la guerre en Afghanistan, autant contre les Soviétiques qu’entre les clans. On a le droit à un résumé de la géopolitique de la région raconté de façon simple et efficace pour mettre en scène le récit. Au fil des ans, la famille noue des liens d’affaires et relationnels avec des acteurs de différents clans, autant ‘allié’ qu’ennemi’. La partie polar débute réellement dans deuxième partie et fait éclater toutes les certitudes que l’on avait acquis dans la première partie. La fille de Richard, Nadia, découvrira une vérité qui s’est joué tout autour d’elle sans qu’elle n’en prenne conscience.

Bref, un livre parfait pour les amateurs d’Histoire, mais qui est écrit d’une façon accessible à tous.

Note : 4.5 / 5

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Royal Cat

Royal Cat PrécommandeAuteure : Mylène Ormerod

Éditeur : Éditions Dreelune

365 pages

Quatrième de couverture : 

L’inspecteur Arik vient d’être transféré à un nouveau poste.

Son supérieur est formel : c’est sa dernière chance dans les forces de l’ordre. Son tempérament fougueux et irresponsable lui a presque valu une mise à pied définitive. Alors, cette fois-ci, il s’est promis de ne plus faire de zèle. Mais voilà que la belle Aneria et son chat disparu débarquent dans sa vie et bouleversent tous ses plans.

Ce qui ne devait être qu’une banale histoire de chat perdu se transforme vite en véritable cauchemar.

Il s’engouffre dans les rues noires de la ville, se perd dans ses plus sombres travers. Sur les traces d’une menace terrifiante, l’inspecteur Arik arrivera-t-il à protéger Aneria ?

Un roman trépidant qui plaira aux amoureux des chats et aux amateurs de polars.

Mon avis : 

Voilà un roman policier assez «sweet» comparativement à ce que je lis d’habitude dans le genre. Le tout débute alors qu’une jeune femme disparaît et est ensuite retrouvée sans vie. De son côté, Aneria, à la recherche de son chat «continuellement disparu», se rend au poste de police pour qu’ils l’aident à le retrouver. Ils n’ont évidemment pas le temps pour un événement aussi banal, mais comme les gens de la brigade aiment bien Anéria, ils vont mettre le petit nouveau fraîchement débarqué sur le coup. Frustré de ne pas être mis sur l’enquête  »du moment », et coincé avec Aneria, il fera preuve de mauvaise volonté dans sa tentative de retrouver le chat. Pourtant, c’est cette recherche qui va le mener dans une enquête assez intense qui va changer sa vie à jamais.

Côté écriture, on retrouve une plume douce, d’où mon qualificatif de «sweet». Sinon, ceux qui me connaissent ne seront pas surpris de savoir que ce que j’ai le moins aimé, c’est le côté romance du roman, mais j’ai tout de même continué ma lecture parce que je voulais savoir ce qui était arrivé au chat. Et heureusement, parce que la suite a été entraînante, avec de bons rebondissements, ce qui m’a donné un bon moment lecture.

Note : 4.5 / 5

Merci à l’auteure et aux Éditions Dreelune pour l’envoi du roman!

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Le violoniste

Le violoniste  - Mechtild Borrmann  Auteur : Mechtild Borrmann

Éditeur : France Loisirs

316 pages

Quatrième de couverture : 

Moscou, 1948. Alors que le célèbre violoniste Ilja Grenko quitte la salle de concert sous des tonnerres d’applaudissements, son stradivarius à la main, il est arrêté et conduit à la terrifiante Loubianka, le siège du KGB, sans comprendre ce qu’on lui reproche. Après des jours de privations, d’humiliations et d’interrogatoires, Ilja signe des aveux absurdes qui le condamnent à vingt ans de goulag. Sa famille est envoyée en exil au bout du monde, dans un enfer à ciel ouvert, le Kazakhstan. Et le violons de Grenko, d’une valeur inestimable, disparaît à jamais.
Deux générations plus tard, le petit-fils de Ilja, Sacha, se met en quête du stradivarius et découvre les heures les plus sombres de l’histoire de sa famille, broyée par le régime totalitaire et ses hommes de main, indifférents à toute dignité humaine.

Mon avis :

Je dois avouer que j’ai toujours été passionné par l’histoire de la Russie et encore plus par celle du 20e siècle, probablement parce qu’il y a encore tant de stuff à découvrir, parce que encore caché dans la bureaucratie. Bref, j’ai totalement plongé dans l’histoire d’Ilia Grenko. Ce dernier est un violoniste de très haut niveau et il est arrêté injustement à sa sortie de scène. Son Stradivarius est alors confisqué. Brûtalisé par les services secrets et jugé coupable, il est conduit au goulag (camp de travaux forcés) où il apprendra à survivre aux pires conditions. Étant jugé, cela condamne par la même occassion sa femme, Galina, et ses deux fils qui seront déportés au Kazakhstan. Eux aussi devront apprendre rapidement à survivre au froid des steppes Kazakh. Ce roman permet d’apprendre à propos des conditions de vie, de l’injustice, de la paranoïa, de l’inhumanité (le froid, la faim, mais aussi la volonté de vivre).

Là où le bât se blesse, c’est qu’entrecroisé avec l’histoire d’Ilia et de Galina, on suit leur petit-fils Sasha qui est lancé dans une quête afin de retrouver le Stradivarius de son grand-père. Disons seulement que cette partie de l’histoire est assez invraisemblable et comporte beaucoup de péripéties en peu de temps. Mais, il faut passer par là pour découvrir ce qu’il est arrivé à la famille et le Stradivarius.

Bref, même si les âmes sensibles vont trouver pénible certaines scènes, ça reste un roman accessible à tous pour apprendre la vie sous Staline.

Note : 4.25 / 5

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Réfugié

Auteur : Emmanuel Mbolela

Éditeur : Libertalia

257 pages

Quatrième de couverture : 

Persécuté pour des raisons politiques, Emmanuel Mbolela (né en 1973) a fui la République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre) en 2002. Il a voyagé six ans durant lesquels il a affronté les mêmes difficultés que des milliers d’autres migrant-e-s : racket des douaniers, business des passeurs, embuscade dans le désert du Sahara, travail au noir à Tamanrasset pour financer la suite du voyage et enfin la nasse marocaine, où il est resté bloqué pendant quatre ans. Là, et c’est l’un des deux apports principaux de son récit, il a fondé avec des compatriotes la première association de réfugié-e-s : l’Arcom, Association des réfugiés congolais au Maroc, refusant ainsi le statut de victime muette et impuissante dans lequel on le tenait. L’autre intérêt de ce livre est de montrer combien les femmes subissent encore plus de violence et d’exploitation que les hommes tout au long du parcours, mais aussi comment ce sont elles qui sont à l’initiative des actions de résistance et de protestation contre les conditions indignes imposées aux réfugié-e-s. Emmanuel Mbolela a fini par obtenir l’asile politique en Hollande en 2008.

Mon avis : 

Un livre intéressant, autant pour le récit de la traversée du désert et les embûches qu’il a rencontré, mais aussi parce qu’il donne des pistes de solution qui aideraient. Je retiens toutefois, que le chemin sera encore long avant que ces gens puissent bénéficier d’une sécurité et d’une éducation adéquate.

Côté littéraire, il est écrit d’une façon accessible à tous et contient assez d’éléments pour se faire une bonne idée des épreuves subies par l’auteur.

Citation : L’éducation et la formation doivent faire partie intégrante de la lutte contre la terreur. Si on veut lutter contre la terreur, contre le phénomène des enfants soldats, contre l’abandon des enfants de la rue, on doit impérativement passer par la scolarisation et la formation des enfants.

Bref, je recommande cette lecture pour que vous puissiez vous faire votre propre avis sur la situation des réfugiés.

Note : 4.5 / 5

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